Géniteur


antipsy Géniteur Ajouté le 17/08/2013 à 07h07
Sacrilège, toi mon père, toi mon parent
Vil démon écailleux et à jamais rampant
Tu ne reluiras de l'amour de tes enfants
Qui découvrent en toi le génie du Mal vivant.

Que sous tes airs trop limpides de faux-semblants
Tapie jusqu'aux abysses de ton antre ardent
L'horreur permet d'occire ce monde charmant
Qu'une faible candeur a cru en toi l'amant.

Je perçois combien et avec quelle aisance
Il s'oeuvre à infliger la seule souffrance
Semée en volutes pour sa complaisance
Irriguant le sain par influente engeance.

Ton coeur que d'aucuns, leurrés, déclament fort grand
M'oblige davantage à demeurer prudent.
Et sache aussi que, au-delà comme au-dedans
Tes laitances ne germeront pas au printemps.


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